BEYOND THE ADVANCED PSYCHIATRIC SOCIETY- A COLLECTIVE RESEARCH/ OLTRE LA SOCIETA' PSICHIATRICA AVANZATA- UNA RICERCA COLLETTIVA


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mercoledì 27 marzo 2013

sull'M5S (intervista Dotti/ Revelli): LIBERTA' ASSOLUTA E TERRORE???

vedi l'intervista di Marco Dotti a Marco Revelli:

http://www.sinistrainrete.info/politica/2671-marco-revelli-democrazia-senza-partiti.html






Ma l’esigenza della libertà assoluta e della uguaglianza assoluta entrano in contraddizione con la realtà, che riconosce solo la libertà assoluta del singolo tra le differenze sociali.
L’illuminismo prova ad eliminare questa contraddizione con l’atto violento, che produce il seguente risultato: la libertà del singolo viene eliminata per salvaguardare la finzione dell’esistenza astratta della libertà assoluta.
Questo paradosso è la Rivoluzione francese, che è stata quindi pura negazione: negazione del singolo come elemento dell’essere universale.
L’unica opera e operazione della libertà universale è perciò la morte, che è più propriamente una morte che non ha alcun interno ambito né riempimento; infatti, ciò che viene negato è il punto, privo di riempimento, del Sé assolutamente libero; questa morte è dunque la più fredda e la più piatta morte senz’altro significato che quello di tagliare una testa di cavolo o di prendere un sorso d’acqua.

sabato 23 marzo 2013

Albert CAMUS [1913-1960]: “Kadar a eu son jour de peur” [1957]



 Un texte publié dans l'ouvrage de Tibor Meray, Budapest (23 octobre 1956), pp. 9-15. [Texte originalement publié dans Franc-Tireur du 18 mars 1957.] Paris : Robert Laffont, Éditeur, 1966, 349 pp. Collection : Ce jour-là.





[Discours prononcé le 15 mars 1957, Salle Wagram à Paris, au meeting organisé par le Comité de Solidarité antifasciste, à l'occasion de la fête nationale hongroise]



Le ministre d'État hongrois Marosan, dont le nom sonne comme un programme, a déclaré, il y a quelques jours, qu'il n'y aurait plus de contre-révolution en Hongrie. Pour une fois, un ministre de Kadar a dit vrai. Comment pourrait-il y avoir une contre-révolution puisqu'elle a déjà pris le pouvoir ? Il ne peut plus y avoir en Hongrie qu'une révolution.
Je ne suis pas de ceux qui souhaitent que le peuple hongrois prenne à nouveau les armes dans une insurrection vouée à l'écrasement, sous les yeux d'une société internationale qui ne lui ménagera ni applaudissements, ni larmes vertueuses, mais qui retournera ensuite à ses pantoufles comme font les sportifs de gradins, le dimanche soir, après un match de coupe. Il y a déjà trop de morts dans le stade et nous ne pouvons être généreux que de notre propre sang. Le sang hongrois s'est révélé trop précieux à l'Europe et à la liberté pour que nous n'en soyons pas avares jusqu'à la moindre goutte.
Mais je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il peut y avoir un accommodement, même résigné, même provisoire, avec un régime de terreur qui a autant le droit à s'appeler socialiste que les bourreaux de l'Inquisition en avaient à s'appeler chrétiens. Et, dans ce jour anniversaire de la liberté, je souhaite de toutes mes forces que la résistance muette du peuple hongrois se maintienne, se renforce, et, répercutée par toutes les voix que nous pourrons lui donner, obtienne de l'opinion internationale unanime le boycott de ses oppresseurs. Et si cette opinion est trop veule ou égoïste pour rendre justice à un peuple martyr, si nos voix aussi sont trop faibles, je souhaite que la résistance hongroise se maintienne encore jusqu'à ce que l'État contre-révolutionnaire s'écroule partout à l'est sous le poids de ses mensonges et de ses contradictions.


LES RITES SANGLANTS
ET MONOTONES


Car il s'agit bien d'un État contre-révolutionnaire. Comment appeler autrement ce régime qui oblige le père à dénoncer le fils, le fils à réclamer le châtiment suprême pour le père, la, femme à témoigner contre le mari, et qui a élevé la délation à la hauteur d'une vertu ? Les tanks étrangers, la police, les filles de vingt ans pendues, les conseils ouvriers décapités et bâillonnés, la potence [12] encore, les écrivains déportés et emprisonnés, la presse du mensonge, les camps, la censure, les juges arrêtés, le criminel qui légifère et la potence encore et toujours, est-ce cela le socialisme, les grandes fêtes de la liberté et de la justice ? Non, nous avons connu, nous connaissons cela, ce sont les rites sanglants et monotones de la religion totalitaire ! Le socialisme hongrois est aujourd'hui en prison ou en exil. Dans les palais de l'État, armés jusqu'aux dents, errent les tyrans médiocres de l'absolutisme, affolés par le mot même de liberté, déchaînés par celui de vérité ! La preuve en est qu'aujourd'hui, 15 mars, jour de vérité et de liberté invincible polir tous les Hongrois, n'a été pour Kadar qu'un long jour de peur.
Durant de longues années, pourtant, ces tyrans, aidés en Occident par des complices que rien ni personne ne forçait à tant de zèle, ont répandu des torrents de fumée sur leurs vraies actions. Lorsque quelque chose en transparaissait, eux ou leurs interprètes occidentaux nous expliquaient que tout s'arrangerait dans une dizaine de .générations, qu'en attendant tout le monde marchait gaiement vers l'avenir, que les peuples déportés avaient eu le tort d'embouteiller un peu la circulation sur la route superbe du progrès, que les exécutés étaient tout à fait d'accord sur leur propre suppression, que les Intellectuels se déclaraient ravis de leur joli bâillon parce qu'il était dialectique et que le peuple enfin était enchanté de son propre travail puisque s'il faisait, pour des salaires misérables, des heures supplémentaires, c'était dans le bon sens de l'Histoire.
Hélas ! le peuple lui-même a pris la parole. Il s'est mis à parler à Berlin, en Tchécoslovaquie, à Poznan et pour finir à Budapest. Là, en même temps que lui, les intellectuels ont arraché leur bâillon. Et les deux, d'une seule voix, ont dit qu'on ne marchait pas en avant, mais qu'on reculait, qu'on avait tué pour rien, déporté pour rien, asservi pour rien, et que, désormais, pour être sûr d'avancer sur la bonne route, il fallait donner à tous vérité et liberté.
Ainsi, au premier cri de l'insurrection dans Budapest libre, de savantes et courtes philosophies, des kilomètres de faux raisonnements et de belles doctrines en trompe-l'œil, ont été dispersés en poussière. Et la vérité nue, si longtemps outragée, a éclaté aux yeux du monde.
Des maîtres méprisants, ignorant même qu'ils insultaient alors la classe ouvrière, nous avaient assuré que le peuple se passait aisément de liberté, si seulement on lui donnait du pain. Et le peuple lui-même leur répondait soudain qu'il n'avait même pas de pain, mais qu'à supposer qu'il en eût, il voudrait encore autre chose. Car ce n'est pas un savant professeur mais un forgeron de Budapest qui écrivait ceci : « Je veux qu'on me considère comme un adulte qui veut et sait penser. Je veux pouvoir dire ma pensée sans avoir rien à craindre et je veux qu'on m'écoute aussi. »
Quant aux intellectuels à qui on avait prêché et hurlé qu'il n'y [13] avait pas d'autre vérité que celle qui servait les objectifs de la cause, voici le serment qu'ils prêtaient sur la tombe de leurs camarades assassinés par ladite cause : « Jamais plus, même sous la menace et la torture, ni par amour mal compris de la cause, autre chose que la vérité ne sortira de nos bouches. » (Tibor Meray sur la tombe de Rajk.)


L'ÉCHAFAUD
NE SE LIBÉRALISE PAS


Après cela, la cause est entendue. Ce peuple massacré est nôtre. Ce que fut l'Espagne pour nous il y a vingt ans, la Hongrie le sera aujourd'hui. Les nuances subtiles, les artifices de langage et les considérations savantes dont on essaie encore de maquiller la vérité ne nous intéressent pas. La concurrence dont on nous entretient entre Rakosi et Kadar est sans importance. Les deux sont de la même race. Ils diffèrent seulement par leur tableau de chasse et, si celui de Rakosi est le plus sanglant, ce n'est pas pour longtemps.
Dans tous les cas, que ce soit le tueur chauve ou le persécuté persécuteur qui dirige, la Hongrie ne fait pas de différence quant à la liberté de ce pays. Je regrette à cet égard de devoir encore jouer les Cassandres, et de décevoir les nouveaux espoirs de certains confrères infatigables, mais il n'y a pas d'évolution possible dans une société totalitaire. La terreur n'évolue pas, sinon vers le pire, l'échafaud ne se libéralise pas, la potence n'est pas tolérante. Nulle part au monde on n'a pu voir un parti ou un homme disposant du pouvoir absolu ne pas en user absolument.
Ce qui définit la société totalitaire, de droite ou de gauche, c'est d'abord le parti unique et le parti unique n'a aucune raison de se détruire lui-même. C'est pourquoi la seule société capable d'évolution et de libéralisation, la seule qui doive garder notre sympathie à la fois critique et agissante, est celle où la pluralité des partis est d'institution. Elle seule permet de dénoncer l'injustice et le crime, donc de les corriger. Elle seule aujourd'hui permet de dénoncer la torture, Vignoble torture, aussi méprisable à Alger qu'à Budapest.


CE QUE BUDAPEST DÉFENDAIT


L'idée, encore soutenue chez nous, qu'un parti, parce qu'il se dit prolétarien, puisse disposer de privilèges spéciaux au regard de l'histoire est une idée d'intellectuels fatigués de leurs avantages et de leur liberté. L'histoire ne confère pas de privilèges, elle se les laisse prendre.
Et ce n'est pas le métier des intellectuels, ni des travailleurs, [14] d'exalter si peu que ce soit le droit du plus fort et le fait accompli. La vérité est que personne, ni homme ni parti, n'a droit au pouvoir absolu ni à des privilèges définitifs dans une histoire elle-même changeante. Et aucun privilège, aucune raison suprême ne peuvent justifier la torture ou la terreur.
Sur ce point,, Budapest encore nous a montré la voie. Cette Hongrie vaincue et enchaînée que nos faux réalistes comparent avec apitoiement à la Pologne, encore sur le point d'équilibre, a plus fait pour la liberté et la justice qu'aucun peuple depuis vingt ans. Mais, pour que cette leçon atteigne et persuade en Occident ceux qui se bouchaient les oreilles et les yeux, il a fallu, et nous ne pourrons nous en consoler, que le peuple hongrois versât à flots un sang qui sèche déjà dans les mémoires.
Du moins, tâcherons-nous d'être fidèles à la Hongrie comme nous l'avons été à l'Espagne. Dans la solitude où se trouve aujourd'hui l'Europe, nous n'avons qu'un moyen de l'être, et qui est de ne jamais trahir, chez nous et ailleurs, ce pour quoi les combattants hongrois sont morts, de ne jamais justifier, chez nous et ailleurs, fût-ce indirectement, ce qui les a tués.
L'exigence inlassable, de liberté et de vérité, la communauté du travailleur et de l'intellectuel (et qu'on continue d'opposer encore stupidement parmi nous, au grand bénéfice de la tyrannie) la démocratie politique enfin, comme condition, non suffisante certes, mais nécessaire et indispensable de la démocratie économique, voilà ce que Budapest défendait. Et, ce faisant, la grande ville insurgée rappelait à l'Europe d'Occident sa vérité et sa grandeur oubliées. Elle faisait justice de cet étrange sentiment d'infériorité qui débilite la plupart de nos intellectuels et que je me refuse pour ma part à éprouver.


RÉPONSE À CHEPILOV


Les tares de l'Occident sont innombrables, ses crimes et ses fautes réels. Mais, finalement, n'oublions pas que nous sommes les seuls à détenir ce pouvoir de perfectionnement et d'émancipation qui réside dans le libre génie. N'oublions pas que lorsque la société totalitaire, par ses principes mêmes, oblige l'ami à livrer l'ami, la société d'Occident, malgré tous ses égarements, produit toujours cette race d'hommes qui maintiennent l'honneur de vivre, je veux dire la race de ceux qui tendent la main à l'ennemi lui-même pour le sauver du malheur ou de la mort.
Lorsque le ministre Chépilov, revenant de Paris, ose écrire que « l'art occidental est destiné à écarteler l'âme humaine et à former des massacreurs de toute espèce », il est temps de lui répondre que nos écrivains et nos artistes, eux du moins, n'ont jamais massacré [15] personne et qu'ils ont cependant assez de générosité pour ne pas accuser la théorie du réalisme socialiste des massacres couverts ou ordonnés par Chépilov et ceux qui lui ressemblent.
La vérité est qu'il y a place pour tout parmi nous, même pour le mal, et même pour les écrivains de Chépilov, mais aussi pour l'honneur, pour la vie libre du désir,, pour l'aventure de l'intelligence. Tandis qu'il n'y a place pour rien dans la culture stalinienne, sinon pour les sermons de patronage, la vie grise et le catéchisme de la propagande. À ceux qui pouvaient encore en douter, les écrivains hongrois viennent de le crier, avant de manifester leur choix définitif puisqu'ils préfèrent se taire aujourd'hui plutôt que de mentir sur ordre.
Nous aurons bien du mal à être dignes de tant de sacrifices. Mais nous devons l'essayer dans une Europe enfin unie, en oubliant nos querelles, en faisant justice de nos propres fautes, en multipliant nos créations et notre solidarité. A ceux enfin qui ont voulu nous abaisser et nous faire croire que l'histoire pouvait justifier la terreur, nous répondrons par notre vraie foi, celle que nous partageons, nous le savons maintenant, avec les écrivains hongrois, polonais et même, oui, avec les écrivains russes, bâillonnés eux aussi.
Notre foi est qu'il y a en marche dans le monde, parallèlement à la force de contrainte et de mort qui obscurcit l'histoire, une force de persuasion et de vie, un immense mouvement d'émancipation qui s'appelle la culture et qui se fait en même temps par la création libre et le travail libre.
Notre tâche quotidienne, notre longue vocation est d'ajouter par nos travaux à cette culture, et non d'y retrancher quoi que ce soit, même provisoirement. Mais notre devoir le plus fier est de défendre personnellement, et jusqu'au bout, contre la force de contrainte et de mort, d'où qu'elle vienne, la liberté de cette culture, c'est-à-dire la liberté du travail et de la création.
Ces ouvriers et ces intellectuels hongrois, auprès desquels nous nous tenons aujourd'hui avec tant de chagrin impuissant, ont compris cela et nous l'ont fait mieux comprendre. C'est pourquoi si leur malheur est le nôtre, leur espoir nous appartient aussi. Malgré leur misère, leur exil, leurs chaînes, ils nous ont laissé un royal héritage que nous avons à mériter : la liberté, qu'ils n'ont pas choisie, mais qu'en un seul jour ils nous ont rendue


Texte publié dans Franc-Tireur du 18 mars 1957.

pour Albert Camus: "Camus et les dissidents de l'Europe de l'est. L'histoire revisitée" [ W M- publié dans El Watan le 08 - 10 - 2007 ]







Camus et les dissidents de l'Europe de l'est 
L'histoire revisitée
A Lourmarin, la 24e édition des Rencontres méditerranéennes Albert Camus, organisée par l'association du même nom, portait sur : « Albert Camus, dissidences et liberté ».
Les interventions de Camusiens venus d'Allemagne (ex-RDA), de Lettonie, de Hongrie, de Russie (ex-URSS) et de Roumanie ont révélé, aux côtés de leurs homologues français, un homme en avance sur son temps, dénonçant avec une vigueur redoublée au fil des ans, l'horreur et l'impasse du totalitarisme soviétique. De 1953 jusqu'à sa mort, Camus, homme « révolté », a dénoncé l'oppression sous toutes ses formes, parlant en 1956 des « martyrs » du « génocide » du peuple hongrois lors du soulèvement avorté. Tendant la main aux exilés, il fut l'ami de beaucoup d'entre eux, dont Boris Pasternak. Il le soutint jusqu'au bout dans l'exigence de la publication en France du Dr Jivago, ce qui fut fait en 1958, puis en fut proche dans son exil. Dans ces pays sous chape de plomb, Camus fut dès lors étudié, souvent en clandestinité, comme un auteur qui donnait du sens à la révolte et à la soif de liberté. Le romancier essayiste lui donnait corps et âme. En retour de cet espoir, Camus considérait que la lutte des dissidents, l'« empêchait de désespérer » du monde, que la justice et la liberté brimée ne sauraient être autre chose qu'une parenthèse. « Il faut dénoncer la torture aussi méprisable à Alger qu'à Budapest », disait-il. Et, à Saint-Etienne, devant un parterre ouvrier en 1953 : « Non, on ne construit par la liberté sur les camps de concentrations, ni sur les peuples asservis de colonies ni sur la misère humaine ». Ces propos qui semblent aujourd'hui naturels l'étaient moins à l'époque, mais Camus disait que c'était de « ces choses élémentaires ». L'histoire lui donnera raison. 

http://www.djazairess.com/fr/elwatan/77840

giovedì 21 marzo 2013

LINK: Morire di spread. Impoverimento del legame sociale e sofferenza individuale/ 'TEMPO DI CRISI' [Modena, 22 marzo 2013 ]


https://www.facebook.com/events/129587493886958/permalink/135188623326845/



Dalla bacheca del Dr. Montanari: 

"Appunti per la serata del 22 Marzo 2013 ‘Tempo di crisi’

Maurizio Montanari

Degradazione

In Italia e nel mondo, la progressiva eclissi dell’Altro teorizzata nell'insegnamento di J.A .Miller ( l’Altro che non esiste e i suoi comitati etici ) , ha lasciato uno spazio vuoto, un posto ancora fumante di macerie, ‘erotizzato’ da questa repentina evaporazione sulla quale la psicoanalisi e altre discipline stanno cercando di dire qualcosa. Questi incontri hanno il compito di facilitare la comprensione delle tematiche analitiche, attualizzandole. Si può fare un esempio lasciando da parte, per poi riprenderla, la clinica. Recatevi alla periferia di Modena, nella profonda pianura padana che fu comunista. Troverete i circoli Arci e le Bocciofile. Ci sono le mura, le indicazioni, i prati curati, le sedie di plastica e l'Unità'. La struttura ancora è in piedi, spesso ristrutturata e rinfrescata dai volontari. Tuttavia l'ingresso colpisce per tanti piccoli segnali di assenza. Il bar è una mescita di alcolici e caffè privo di antiche parole e discussioni. Le notti ' tanguere ' sono segnate con evidenza sul calendario e assai partecipate, ma non introducono più alla vita sociale come un tempo, ne sono una supplenza, un rimedio, un appendice. Sono come 'griot' quei vecchi uomini che custodiscono i codici e le movenze del giusto lancio della boccia. Giocano, ma inconsapevolmente parlano latino o etrusco, una lingua morte e sostituita da nuovi codici. Spuma e caffè corretto ( da provare quello con l'acquavite senza etichetta o con l'anisetta ) sono liquori che prendono sapore solo in questo tempo sospeso. Anche il dialetto che vi si parla è diverso da quello della città. Non si può negare che l'edificio esista. La sua esistenza in senso sartriano è indiscutibile, come la radice dell'albero de 'La Nausea', ma i codici simbolici che lo sostengono si dissolvono all'uscita di quel luogo. Questo mondo, fatto di condivisione, comunanza, discussioni, è ancora proprietario delle mura, ma non regge il confronto con i moderni luoghi di aggregazione liquida, come i centri commerciali o i 'temporary store', degradazione ancora più fluida del negozio in ' franchising'. Il dissolversi di questo Altro non ha creato successori, ma affaccia sul vuoto. Nessun bar, nessuna sala giochi, nessuna delle molteplici piccole comunità, di pietra o virtuali, nasce con la struttura capace di attraversare le generazioni. Qua dentro c'era desiderio, oggi tanto godimento.

I punti di riferimento simbolici, sono dunque in degrado ed evanescenza.
E’ finita l’era del ‘per sempre’ e si è inaugurata quella del tempo precario.
Partiti politici, famiglie, lavoro. Queste le tre grandi entità mutate nel tempo e divenute liquide e precarie, non più fonte di certezze e solidità.

Chi plasma le regole del vivere, al tempo dell’Altro in liquidazione? Chi occupa la stanza dei bottoni del nuovo ordine simbolico? Sono diverse le istanze sociali che tentano di prenderne il posto, imponendo parametri proprietari con i quali tentano di forgiare il legame sociale oggi più liquido. Le religioni ad esempio, in molti paesi in via di sviluppo o fermi nel tempo, e in Italia la Chiesa Cattolica, si adoperano per modellare i mores, determinando, tra le altre cose, forme sessualità consentita. 
Il DsmV e Big Pharma contribuiscono alla medicalizzazione di massa creando nuove malattie mentali nelle quali ingabbiare le manifestazioni dell’animo umano che resistono all’omologazione. Egual forza la dimostra il neo capitalismo, forte di un linguaggio che si irradia attraverso i media cercando di divenire lingua. 
Le maggiori testate dei quotidiani sanciscono la finanziarizzazione dell'ordine mondiale, nel quale ‘spread’ e ‘bund’ hanno preso il posto del frasario della vecchia politica. Da 'El Pais', al 'Corsera' le prime pagine sono stabilmente occupate da termini un tempo compresi da pochi, oggi linguaggio universale. Questo non significa che il mondo si sia velocemente acculturato e il linguaggio tecnico-finanziario sia è divenuto patrimonio comune. Piuttosto siamo ad una imposizione di una neo lingua tecnica, un tempo appannaggio dei pochi scriba depositari dei cordoni della finanza, oggi divenuta la lingua più forte e viva , impostasi per veloce decadimento degli altri idiomi. Già inflazione sembra un termine arcaico, e si che le passate generazioni avevano imparato a padroneggiarlo e quasi a comprenderlo, a prezzo di tanti rincari subiti sulla pelle. Quando l’umarel diceva ' è l'inflazione a causare tutto questo', parlava con una cognizione di causa piuttosto radicata. Oggi no. Affermare che la nostra economia sta crollando a causa dello spread, significa omaggiare una nuova divinità assurta al pantheon senza preliminari di canonizzazione. Una neo categoria impostasi dall’alto, il cui regno prescinde da una sua comprensione condivisa. I bollettini di tutta Europa stanno ormai più attenti all'andamento dello spread che non ai movimenti dell'economia reale, ai moti Siriani, alla produzione di cotone made in USA. Quel differenziale è oggi il Significante padrone, comunemente accettato. Una lingua ripetuta a pappagallo, come facevano i nonni con la messa in latino. Non ci si capiva nulla, ma vuoi mettere quanto suonava bene un ‘ libera nos..’? Gli italiani che sanno esattamente cosa sia lo spread, e come il suo fluttuare si riverberi sull'economia reale, saranno forse un migliaio. 

Lavoro e tenuta. Uscire di scena

Le cronache fotografano un drammatico scenario del paese: la crisi economica attuale impoverisce l’individuo, crea marginalità, corrode il legame sociale e, nei casi più gravi, uccide. I casi di suicidio legati alla perdita del lavoro costituiscono un emergenza crescente sulla quale una città deve sapersi interrogare per porvi rimedio. L’attuale ‘società liquida’ attribuisce al lavoro una valenza diversa rispetto al passato: non più un mero strumento di sostentamento economico o riscatto sociale in un mondo ben strutturato e capace di sostenere l’uomo in tutti i passaggi della vita, quanto uno dei pochi punti di tenuta in un legame sociale che è andato modificandosi nel corso di poche generazioni. Il lavoro sovente sopperisce a legami familiari che nel tempo si sono indeboliti, supplisce a una identità solida non più facilmente reperibile in una struttura sociale divenuta fucina di pecarietà. Nel luogo di lavoro si ripongono aspirazioni altrove negate, si ristrutturano rapporti affettivi venuti meno nei nuclei familiari o nei luoghi di aggregazione tradizionali. Il posto di lavoro diventa dunque un ambiente nel quale ricreare quelle relazioni che la modernità ha progressivamente eliminato, venendo meno i momenti di convivialità comune, sempre più relegati nel privato, quando non a mondi virtuali e privi di contatto fisico. La perdita del lavoro significa a volte il venire meno di tutto questo. L’individuo si trova solo, costretto ad una ri-tessitura in un legame sdrucito, inospitale e inaccessibile per chi è sprovvisto di denaro. Costretto a chiedere aiuto a enti che non considerano la situazione di marginalità e impoverimento di relazioni nella quale egli può cadere , ma soltanto la sua solvibilità economica. 
E’ la sommatoria di questi elementi che riempie le cronache di 
uomini e donne che, avendo perso o temendo di perdere il lavoro, scelgono di chiamarsi fuori dalla vita. Si uccidono le persone licenziate, gli imprenditori in difficoltà insormontabili. Chi è stato colpito dal sisma. 
Perdere il lavoro equivale in molti casi a chiamarsi fuori scena. 
Scelgono strade estreme coloro i quali, figli di questo tempo, hanno investito nel lavoro tutto il loro essere, come sopra descritto, per compensare legami che altrove sono venuti meno.
Legami sociali rarefatti o, peggio, virtuali. Amicizie non più plasmate dall’interscambio, ma da un dare per avere, come sostiene Z. Bauman. Quando cade l’interesse, cade l’amicizia o presunta tale. Bauman afferma che le relazioni ‘sono stati sostituiti dalle "connessioni". Mentre i legami richiedono impegno, "connettere" e "disconnettere" è un gioco da bambini. Su Facebook si possono avere centinaia di amici muovendo un dito. Farsi degli amici offline è più complicato. Ciò che si guadagna in quantità si perde in qualità. Ciò che si guadagna in facilità (scambiata per libertà) si perde in sicurezza’. Questo indica una fragilità marcata del posto in società, poco annodato al nucleo familiare, poco a legami che sono deboli, poco a spazi sociali sempre più di immagine e sempre meno di parola. Il lavoro, drammaticamente, può essere la summa di ogni possibile compensazione, il rimedio unico a questa liquidità. Per questo il suo venire meno è foriero di cadute. 

La fanno finita per primi i più deboli, e questa non è certo una novità. Per primi si lasciano cadere quelli che sono già predisposti strutturalmente. . La melanconia è uno stato dell'animo che predispone ai passaggi all'atto di tipo suicidario. Il depresso sotto soglia e’colui che vive la vita sempre con un sospiro di insoddisfazione. La melanconia può giungere a livelli cosi' profondi da indurre il soggetto che ne è avvolto a chiamarsi fuori scena, spesso in modo subitaneo, lasciando sorpresi amici e parenti. Anche quando la situazione non pareva irrisolvibile. Ci si chiama fuori quando l'azienda tracolla, quando il proprio posto di lavoro sfuma. Ma anche quando uno scossone fa barcollare le sicurezze.
Il melanconico patisce un antico fuori scena.
Si tratta di una condizione di esclusione ab inizio, un fuori squadra come dato costitutivo. Nella triangolazione edipica, il melanconico non è stato introdotto, non ha trovato forti mani che ne abbiano circoscritto e protetto il posto. Egli occupa così una posizione permanente di oggetto suscettibile di caduta non tanto perchè più vulnerabile a certi eventi della vita, ma come condizione originaria. Una provvisorietà radicale, delle fondamenta poco profonde. 
Questa è la condizione che tanti melanconici cercano di neutralizzare nel corso della vita. Si tratta dunque di una ricerca di posto, di un confezionamento di un abito artigianale che implica maggior fatica, perchè fronteggia una sorta di precarietà radicale innata. L'obbiettivo di questa stabilizzazione dell'essere, è quello di scongiurare la ricaduta nella ancestrale posizione di cosa, di oggetto eliminabile. Nel momento in cui il legame si sfilaccia il melanconico è irrimediabilmente risucchiato verso una posizione primigenia. In molti casi l’uscita di scena è subitanea e richiama il passaggio all’atto ( il lasciarsi cadere, niedderkommen) di cui parla Lacan : ‘Il lasciarsi cadere è essenziale a qualsiasi improvvisa messa in rapporto del soggetto con ciò che esso è in quanto oggetto a’ ( J. Lacan, Seminario x) Per lui dunque la situazione economica attuale, dove tutti siamo oggetti, è più pericolosa e letale, in quanto mette in luce e spoglia una condizione più fragile, elevandola a sistema. Individui che si trovano a battagliare in un contemporaneo che lavora per ridurre tutti a quello stato. Pezzi di ricambio.

Si tratta di episodi frequenti, che purtroppo balzano all’onore delle cronache solo quando sfociano in un esito nefasto. E’ la progressione dell’incertezza, il non sapere quale posto si debba occupare che genera un movimento d’angoscia crescente e spesso insopportabile, spiega Lacan. 

Il lavoro è anche un formidabile punto di tenuta per soggetti con strutture psicotiche e borderline, le quali perdendo di colpo il punto di equilibrio, vedono scatenarsi fantasmi persecutori che armano le loro mani sino a passaggi all’atto violenti, colpendo negli ignari dipendenti di una istituzione quell’Altro colpevole di avergli strappato il tappeto da sotto i piedi lasciandoli cadere nel vuoto

La prospettiva clinica può dunque orientare il modus operandi di chi fornisce e toglie il lavoro, dovendo far precedere queste decisioni drastiche all’analisi dell’uno per uno.
Situazione per situazione. 

E’ necessario mettere in atto un apparato recettivo che sappia cogliere lo stato di fluidità, di nullificazione e di oscillazione alla quale molti lavoratori vengono sottoposti. Uno degli effetti della crisi è quello di rendere molti uomini e donne oggetti intercambiabili, collocabili ad hoc sul mondo del lavoro, ai quali togliere poi l’abito di utilità, scaraventandoli in un deserto di incertezza. Una città deve aprire le orecchie, aguzzare la vista, scendere in strada. Occuparsi di questo"









lunedì 18 marzo 2013

Jean Genet: 'Le condamné à mort'






Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir
Ni les fleurs soupirer, et des prés l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire

Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour, viens sur ma bouche ! Amour, ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière
Use de la menace, use de la prière
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.












martedì 12 marzo 2013

Actos/ Atti -Mariam Torneria [ora/ ahora Valparaiso, Chile ]












Acto 1
El tiempo trae silencios y sonrisas secretas
Lo miro y tras su rostro veo niños
Encumbrados en hilos delgados
Que cortan con música
Los resquemores más antiguos.

Escondo mi rostro en su mano y sólo sé
que el hoy es más que una atávica cadena de desdichas
pero callo
Enmudezco ante la entrega

Lo seguiré hasta el cielo o hasta la muerte
digo para mi misma
Y sonrío al ver sus ojos caminar hacia mí
esperando un nuevo reencuentro.

Acto 2
Sus labios de improviso se han hinchado de sangre
volviéndose sensuales
casi un teorema ineludible de mi sensualidad
y de su aceptación
a mi ser

Este hombre nuevo que me devela
deseo puro
hace  siglos
y al que veo casi al final del camino

Y ya no me pregunto qué hacer con todo esto
ya está claro que existe
y que no lo negaré
porque lo amo
luchando día a día contra el desgaste de esta palabra

Sigo sus pasos
esperando que vuelva a mí
Y escribo
por si el destino, algún día, nos separa.

Acto 3
La entrega empieza cuando ambos olvidamos
las necesidades del trueque
Entonces yazgo abierta en un lecho
lista para ser crucificada,
y me observo como en un espejo maravilloso
desde mi nívea piel envuelta en encajes moros
cual fruto deseable
que sólo en sus manos, se vuelve amable

Acto 4
Y veo por primera vez mis dedos olvidados de sí
lejos de los quehaceres domésticos,
acariciar con dulzura sabia
sus cabellos finos 
Mientras su cuerpo desciende como serpiente
para provocar emociones que son rayos
que alumbran el cerebro
para hacerlo volar

Acto 5
No me gusta tu pobreza
No me gusta el mal olor de esta pieza
Me alejo de tanto riesgo
pero vuelvo,

Vuelvo a ti como en trance
porque contigo
el espacio pierde sentido
Y los olores se inclinan ante el perfume que emana de nuestros cuerpos

Entonces el calentador se transforma en una cocina a leña,
donde calentamos té de mandarinas
Y tus ojos, en ríos, donde nuestros cuerpos flotan
hacia el mar del inconsciente.


Acto 6
No, yo no quería esto
Estaba resignada a ser una dama distante y lejana
Una receptiva enigmática de los poemas de otros
Y de los míos, que jamás habría mostrado a nadie.

Ya había tejido una mortaja de finura distante
Hecha de negros y verdes,
cuando de improviso, te apareciste
Invitante presencia, entre tantas palabras y tecnicismos

Habría podido escapar de ti y de ellos
Salir de ese Olimpo poético
Para  caminar sola

Acto 7
Y sin embargo,
tomé tu mano
para atravesar la calle
No pude eludir esa sonrisa gentil
tan amiga de mi antigua ternura
La intuición de infinitos y comunes  recorridos de  soledad
por donde sólo algunos transitan
Y quise ver qué escondía todo ese sentir



Acto 8
Primero fueron los eternos juegos de la seducción
donde a cada paso de mi danza, obtenía respuestas impensadas,
luego emociones vibrantes y mi obstinación al seguir en monólogos

Porque ya sabemos que el tiempo nos templa como glaciares eternos
Y que dejamos de ser luz para buscar eternidad



Acto 9
Corre, corre, aléjate_ me decía una voz
Arranca de eso que te da vida para luego arrancártela
Tendrás que volver una vez más a tu casa, mañana,
cabizbaja y humillada, pidiendo perdón por haber sentido.

¿ Cómo es posible tanto apego a lo desconocido,?
_ te habÍan dicho siempre, reprobando tu pasión.
Nunca te preguntaron qué había sucedido,
Si habías sido feliz, mientras había durado
o si todavía, sufrías.

Debías pagar un precio,
Siempre hay que pagar un precio.


Acto 10
Entonces pasaron los años
Y cuando ya habías pagado todas tus deudas
y nada tenías
volvió esa ternura tan digna de castigo
esa que sólo unas pocas conocemos.


La sonrisa cándida del yo
sensualidad que se desprende del cuerpo
Para volverse gesto hacia el otro
sonido gutural
Cuerpo que se curva hacia el cielo
en movimientos de piernas
que dibujan
curvas y rectas de sombras que vibran contra las paredes


Acto 11
Y ya no quise olvidarlo y volver a casa
ya no quise volver más al castigo del silencio
ni evocar duelos de amazonas
donde el deseo es sólo impetu
suicida

Fui
ansia consciente del ser
en la cúspide del deseo

Sàbado 8 octubre 2011.




Atto I
Il tempo porta silenzi e sorrisi quando lo riconosco
e dietro il suo volto
vedo bimbi, elevati da fili taglienti
che tagliano con musica
le piú antiche cautele.

Nascondo il volto nella sua mano e solo so
che il presente é forse qualcosa di piú
che un’ atavica catena di disgrazie
ma taccio
mi silenzia tanta cortesia

Andró con lui in cielo o all’ inferno
mi dico e sorrido
agli occhi che mi vengono incontro
in attesa di una prossima volta.

Atto II
Le sue labbra d’ improvviso, gonfie di sangue
sono l’ ineludibile teorema
della mia sensualitá
e della sua accoglienza

Quest’ uomo nuovo che mi mostra
desiderio puro
in secoli di solitudine
e che vedo
solo alla fine del viaggio

Non ho piú voglia di domandarmi cosa fare di tutto questo
É evidente che esiste
e che non lo negheró questa volta
perché l’amo
mentre lotto giorno per giorno
contro il logorio delle parole

Seguo i suoi passi
nell’ attesa che ritorni da me
E scrivo
per scongiurare il futuro addio.

Atto III
Il dono inizia quando entrambi dimentichiamo
i bisogni del baratto
Allora mi permetto e giaccio aperta su un letto
pronta per essere crocefissa,
e mi compiaccio dell’ altrui sguardo che rispecchia
pelle nivea in seta nera
dolce frutta, tra le sue mani.

Atto IV
E vedo le mie dita, dimentiche di sé,
tra lavori domestici
danzare,
con incerta tenerezza
tra i sottili e zingareschi capelli

Mentre il suo corpo scende come una serpe
accendendo emozioni che illuminano la mente
nella notte piú oscura




Atto V
Non mi piace la tua povertá
Non mi piace il cattivo odore della tua stanza
Mi allontano da tale rischio
ma ritorno
Ritorno a te come in trance
perché con te
lo spazio perde il senso
e gli odori si inclinano
davanti al profumo che esalano i nostri corpi

Allora un fornelletto, diventa cucina a legna
dove scaldiamo un té agli aranci
ed i tuoi occhi,
fiumi
in cui galleggiano i corpi
nel mare dell’ inconscio.

Atto VI
No, non volevo questo
Ero ormai rassegnata al ruolo della dama distante
enigmatica audiente
delle poesie altrui
e delle mie,
che mi ero promessa di non mostrare a nessuno.

Avevo giá tessuto il mio sudario
di elegante assenza verde e nera
quando mi sei apparso
quale invitante presenza
tra tante parole e tecnicismi.

Sarei potuta scappare facilmente
dall’ olimpico e poetico caffé
per camminare da sola

Atto VII
E nonostante tutto,
ho preferito prenderti per mano per attraversare la strada
Non potevo eludere il sorriso gentile
cosí amico
alla mia antica tenerezza.

L’ intuito di infiniti e comuni percorsi di solitudine
che solo alcuni conosciamo
e che abbandoniamo
ogni tanto,
per curiositá.



Atto VIII
Dapprima gli eterni giochi della seduzione
dove ad ogni passo di danza
seguiva un’ inaspettata risposta
Emozioni vibranti
e la mia ostinazione a seguire in monologhi

Perché si sa che il tempo ci tempra in ghiacciai eterni
e che smettiamo di essere luce per cercare l’ eterno



Atto IX
Corri, corri, allontanati-mi diceva una voce.
Scappa da chi ti da vita per poi strappartela
Dovrai tornare ancora una volta a casa, domani
A testa bassa ed umiliata, chiedendo scusa di aver sentito.

Come é possibile tanto attaccamento allo sconosciuto?
_ti avevano sempre detto, rimproverando la tua passione.
Non ti domandarono mai cos’ era successo,
se eri stata felice, mentre era durata
o se ancora soffrivi.

Dovevi pagare un prezzo,
Sempre si deve pagare un prezzo.

Atto X
Allora trascorsero gli anni
e quando avevi pagato tutti i debiti
e nulla possedevi
ritornó quella tenerezza cosí degna di castigo
quella che solo alcune meritiamo.

Il candore del sorriso
Sensualitá che scappa dall’ io
per diventare gesto verso l’altro
Suono gutturale
del corpo curvato al cielo
in movimenti di gambe che disegnano
curve e rette di ombre
che vibrano contro le pareti

Atto XI
E non volli piú dimenticarlo per tornare a casa
Non volli piú tornare al castigo del silenzio
né giocare i duelli delle amazoni
dove il desiderio é solo impeto
di suicidio

Fui ansia cosciente
In cuspide al desiderio

Sabato 8 ottobre 2011


(trad. Mariam Torneria)